Deux poids deux mesures
Quand on tue intentionnellement des civils à New York, c'est du terrorisme.
Quand on tue intentionnellement des civils à Madrid, c'est du terrorisme.
Quand on tue intentionnellement des civils à Bali, c'est du terrorisme.
Quand on tue intentionnellement des civils à Beslan, c'est du terrorisme.
Quand on tue intentionnellement des civils à Louxor, c'est du terrorisme.
Quand on tue intentionnellement des civils à Londres, c'est du terrorisme.
Quand on tue intentionnellement des civils à Casablanca, c'est du terrorisme.
Quand on tue intentionnellement des civils à Djerba, c'est du terrorisme.
Quand on tue intentionnellement des civils à Moscou, c'est du terrorisme.
Mais quand on tue intentionnellement des civils à Jérusalem,
pour des organes de presse comme Libération ou encore Le Monde, c'est soudain del'activisme.
C'est vrai qu'assassiner des adolescents juifs en train d'étudier,
était aussi considéré par les nazis comme un acte de guerre.
Même le conseil de sécurité de l'ONU n'a pas condamné cet attentat du 6 mars dernier à Jérusalem,
où un terroriste palestinien a ouvert le feu
dans la bibliothèque d'une école talmudique pour y tuer un maximum d'élèves.
Malheureusement cette complaisance ne nous surprend même plus, mais reste tout de même riche d'enseignements : en effet, quand les moralistes sont aussi conciliants avec la barbarie, devenir leur bouc émissaire représente un véritable gage de respectabilité.
Alain Legaret
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