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Les aînées sont pas mal utiles lorsqu'il s'agit de montrer par l'absurde les abérations de nos banques.......

Ce qui suit, est une lettre qu'un gérant de banque a fait publier dans le New York Times.

Une lettre d'une dame de 86 ans, cliente de sa banque, quelque peu excédée, comme vous pourrez le constater ci-dessous.

Cher Monsieur,

Je vous écris pour vous remercier d'avoir débité mon chèque destiné à mon plombier de mon compte du mois passé. Je calcule qu'il s'est écoulé trois nanosecondes entre le moment où le chèque a été déposé et l'arrivée des fonds requis pour le valider. Je fais référence, naturellement, au dépôt mensuel de mes fonds de pension de vieillesse. Autorisation, que je dois admettre, a été faite il y a seulement huit ans passés.

On devrait vous féliciter d'avoir pris ce bref moment pour saisir mon compte et de surcroît, de l'avoir débité d'un montant de 30,00$ de pénalité. Surtout à cause d'une défaillance de votre système bancaire.

Mon attention a été attirée sur la manière dont cet incident me fait repenser à la manière de gérer mes finances.

Je vous fais remarquer, qu'en ce qui me concerne,  je réponds toujours à vos appels téléphoniques et à vos lettres. En revanche, lorsque moi je tente de vous joindre, je tombe toujours sur un répondeur automatique qui me dit que toutes vos lignes sont occupées, une inconnue, sans visage personnel que votre banque est devenue pour moi.

À l'avenir, je choisirai de traiter mes affaires financières et bancaires avec une personne en chair et en os. Mes paiements hypothécaires et mes emprunts ne seront plus automatiques à partir de maintenant. Ils arriveront à votre banque par chèques, dûment libellés en tant que PERSONNELS et CONFIDENTIELS à un ou une employé(e) de votre banque que vous aurez désignée (e).

Je vous fais remarquer que si d'autres personnes ouvrent mon courrier , elles commettent une infraction aux lois de la Poste Nationale.

Vous trouverez, ci-joint, le formulaire 'application Contact' que je vous prie de compléter par la personne que la banque désignera pour s'occuper de mon compte. Je suis désolée pour vous que ce formulaire fasse huit pages, mais c'était nécessaire afin que je connaisse cette personne aussi bien que vous me connaissez, et pour avoir autant de renseignements sur elle que vous en avez sur moi. Il n'y avait pas d'autre alternative, vous m'en voyez navrée.

Prière de prendre note aussi que toutes les copies des rapports médicaux de cette personne devront être contresignées par un notaire public et devront aussi mentionner la situation financière de ce dernier (revenus, dettes, placements et rentabilités). Tous ces renseignements devront être accompagnés de preuves documentées. En temps opportun, et selon ma disponibilité, je communiquerai un numéro de NIB à la personne désignée, numéro qu'elle devra utiliser dans ses rapports avec moi.

Je regrette qu'il ne puisse y avoir moins de huit caractères. J'ai pris un modèle sur le nombre de boutons requis pour avoir accès à mon extrait de compte sur votre service téléphonique.

Comme il est dit, essayer de vous imiter devrait vous flatter. Laissez-moi tenter ma chance dans ce domaine. Lorsque vous m'appellerez, voici les numéros à presser :

1. Pour parler en anglais

2. Pour prendre rendez-vous pour un paiement manquant.

3. Pour transférer l'appel dans mon salon au cas où j'y serais

4. Pour transférer l'appel dans la chambre à coucher au cas où j'y sommeillerais.

5. Pour transférer l'appel à la toilette au cas je répondrais à la nature.

6. Pour transférer l'appel à mon cellulaire au cas où je ne serais pas à la maison.

7. Pour laisser un message sur mon ordinateur dont un mot de passe est requis. Le mot de passe vous sera donné plus tard lorsque j'aurais reçu le formulaire « 'Application Contact » mentionné plus haut., dûment complété et signé.

8. Pour retourner au menu principal et réentendre les options 1 à 7.

9. Pour porter plainte ou demander des informations complémentaires.

Vote appel sera mis en attente, selon que mon répondeur est surchargé ou non

Vu qu'occasionnellement cela peut prendre un certain temps, une musique se fera entendre durant tout le temps de l'appel.

Et pour finir, tout en le déplorant, mais toujours en suivant votre exemple, j'aurai à vous facturer les frais de ces nouveaux arrangements.

Puis-je vous souhaiter, en toute modestie, une année moins prospère ?

Votre humble cliente.

(Ne pas oublier que cette lettre fut écrite par une dame âgée de 86 ans. On se doit d'aimer nos aînés)








Vendredi 9 novembre 2007
par Jean-Guy publié dans : Textes
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Paul Itolog
Je suis une fille facile,
ou l'espéranto fait son coming-out

Oui, je suis une langue facile et de mauvaise vie!
Je vous dirai tout, mais avant faisons les présentations.

On vous le cache, mais il y a en Europe un gros problème.
Certes il y a un tas de problèmes, mais celui des langues est inextricable...
Une armada d'interprètes (cherchons d'urgence interprète maltais-suédois), un système de traduction complexe, coûteux et chaotique.
5 langues véhiculaires, et vingt qui en ressentent de l'injustice!
L'anglais omniprésent, sans raison valable.
Il y a même une unité militaire qui parle tant bien que mal français et allemand, qu'en sera-t-il lorsqu'il y aura des soldats de 25 nationalités ? En cas de bavure, pourront-ils plaider la mauvaise compréhension d'un ordre?
"Quand vous avez dit faire bombance, chef, j'avais compris bombe!"

Oui, je suis la solution pour l'Europe.
On a fait l'Europe, on a une assemblée, on a fait l'euro, on aura bientôt une constitution, un président, alors, pourquoi pas une langue européenne ?

On vous cache tout, on vous dit rien.
Les politiciens (une centaine de députés européens seulement seraient sensibles à mes charmes, je suis vexée...) et la majorité des intellectuels ont longtemps ignoré ou calomnié l'espéranto.
Les médias m'ont également méprisée. Pourtant, j'ai plus d'un siècle! J'ai survécu, mieux : j'ai prospéré (plusieurs millions me pratiquent, dans plus de 150 pays, avec une grosse progression en Chine) sans aucune aide des médias ou des nations. Seule la Société des Nations m'a une fois reconnue comme le meilleur candidat à une langue internationale, il y a longtemps, en 1922. Sans doute le courageux fonctionnaire a-t-il été renvoyé pour avoir osé fréquenter une jeunette aux moeurs douteuses ; même la SDN
Le français et l'italien sont eux-mêmes assez jeunes, et au Moyen Âge la majorité de la population ne parlait que son patois. De même, en son temps, le latin était la langue des clercs, de l'élite.
Le seul fait d'avoir prospéré dans l'ombre prouve ma force et mes qualités. Bien d'autres (le volapük, l'ido, l'interlingua) ont disparu ou végètent.
a été rebaptisée, mais j'ignore si c'est à cause de moi.

Oui, j'ai été fabriquée, comme le disent mes détracteurs.
Mais, si ça ne vous fait rien, je préfère dire conçue, créée, mise au monde en 1887 par mon génial papa, le Dr Zamenhof , un Européen avant la lettre, Polonais grandi dans une ville alors russe où coexistaient difficilement quatre langues.
Il m'a conçue dans son modeste laboratoire, à partir de spermatozoïdes latins, ainsi que quelques racines grecques et germaniques, qui ont fécondé un noyau ovulaire grammatical stable et invariable, débarrassé des verbes irréguliers et autres exceptions qui empoisonnent la vie de tant d'autres langues plus célèbres.
J'ai eu un papa mais de nombreuses mamans, tous ces gens qui, pendant plus d'un siècle, m'ont accueillie et réchauffée en leur sein jusqu'à ce que je grandisse et m'épanouisse. Cela m'a d'ailleurs valu la jalousie mesquine de tous ceux qui avaient une maman et de nombreux papas… mais ne comptez pas sur moi pour donner leurs noms.
Cela dit, je ne suis pas la seule "fabriquée" : le sanskrit, le swahili l'ont été eux aussi pour résoudre le problème d'une multitude de dialectes.
J'ai été fabriquée, mais je suis bien foutue! Chantante, avec un accent tonique immuable sur l'avant-dernière syllabe, et chaque lettre est prononcée parce que je n'aime pas le gaspillage.

Oui, je suis une fille facile !
Je suis facile : on me connaît 10 fois plus vite que les autres langues (de l'avis de tous les experts officiels qui m'ont fréquentée, clandestinement, comme si j'avais la vérole).
Ouverte aux autres, je me laisse conquérir en deux à trois semaines (pour la grammaire). Puis, en à peine un an, on me connaît mieux qu'une Anglaise qu'on aurait courtisé sept ans au lycée, cette puritaine compliquée qui change le sens de son verbe pour peu qu'on lui colle une préposition, ou cette pimbêche de Française qui vous snobe sous prétexte qu'on ne connaît point l'imparfait du subjonctif, que d'ailleurs elle n'utilise pas à l'oral, trop occupée à faire autre chose avec sa bouche, m'a-t-on dit, le "french kiss."
Je suis facile et j'en suis fière !
Mais facile ne veut pas dire écervelée, stupide : toutes les subtilités peuvent se traduire en espéranto, par la dérivation des mots à l'aide de préfixes ou de suffixes (en français : faire/défaire, chanter/déchanter, garer/dégarer, marrer/démarrer, heu... non, attendez, enfin bref, vous voyez ce que je veux dire).

Oui, je suis une fille de mauvaise vie.
Cosmopolite: si je connais mon papa et toutes mes mamans, mes ancêtres sont multiples.
J'ai des racines latines, grecques et germaniques. Jusqu'aux asiatiques qui voient comme un air de famille dans ma structure régulière et dans la création logique des mots dérivés.
D'ailleurs, les nationalistes maladifs ne s'y sont pas trompés : Hitler et Staline m'ont férocement pourchassée, et encore aujourd'hui les Etats me craignent, particulièrement les anciennes puissances coloniales et les Anglo-saxons, qui redoutent que leur clientèle ne préfère me fréquenter, moi, une fille simple, facile et joviale.
Encore aujourd'hui nombre d'experts, s'ils me fréquentent par curiosité ou pour établir sur moi un rapport officiel, c'est en douce, clandestinement, comme une pestiférée, ou comme si je portais en moi le germe du mondialisme, du cosmopolitisme, de l'anarchisme ou de Dieu sait quel fin-du-mondisme, alors que je suis apolitique et indépendante de toute secte.
Tous mes clients me font des confidences car ils se sentent bien avec moi:
Tu sais, ma femme, je l'aime bien, je la connais depuis longtemps, elle est toute mon âme, mais avec toi, c'est pas pareil, je m'amuse, je crée des mots, je fais des trucs que je ne fais pas avec les autres langues... et puis, tu ne fais pas de remarques désobligeantes comme ma femme quand elle me lance: "Comment ? Tu ne connais pas l'accord du participe passé des verbes pronominaux ?"
Ils ou elles ont raison de me craindre, car une fois qu'on a goûté à mes charmes, les autres deviennent fades ou enquiquineuses: la belle Andalouse qui roule des hanches, la Parisienne branchée, l'Anglaise aux charmes cachés, la Suédoise amatrice de nudisme - toutes ont peur de moi, et elles ont raison. Il suffirait que je dépucèle (en option au bac) - si vous me pardonnez cette familiarité de langage - tous les jeunes au lycée pour qu'aussitôt ils m'aiment pour la vie.
Pourtant, ces langues jalouses ont finalement tort : on ne quitte jamais sa langue maternelle, ni le charme de son patois. Je ne serai jamais que la deuxième femme, la maîtresse, celle qui sert aux rencontres internationales, simple, claire, pratique, toujours prête, sans migraines, mais finalement un simple outil pour satisfaire leurs besoins.
Et que les profs de langue ou les Etats se rassurent : je connais les hommes, ils auront toujours envie d'aller voir ailleurs...
Je dirais même plus : les profs ne seraient-ils pas ravis d'avoir des élèves qui étudient enfin l'anglais par plaisir et pour découvrir une culture, et non parce que "c'est mieux pour leur avenir"? Idem pour l'allemand "dans le business, c'est important", le russe "le marché s'ouvre à l'Est" ou le chinois "c'est le marché du 21e siècle".
Écoutez les élèves dans la cour du lycée:
"J'ai envie de me taper l'Allemande, mais cette meuf, elle craint, faut la draguer pendant sept ans avant d'y comprendre quelque chose !"
Alors qu'avec moi, l'espéranto c'est facile : c'est "tu veux ou tu veux pas?" Si tu veux, vite fait bien fait : en un an tu me parles couramment.

Oui, je ne suis pas chère.
Si les lycéens me fréquentaient au lieu d'aller voir leurs gourgandines habituelles "parce que c'est mieux pour leur avenir", leurs parents économiseraient des fortunes en cours de soutien et séjours linguistiques. Quant aux dictionnaires, ils en existe de gratuits sur Internet.
Et je ne vous dis pas les économies réalisées par Bruxelles!
Je ne vous le dis pas, tout simplement parce que le coût de la traduction multilingue à l'assemblée européenne est un secret d'Etat mieux gardé que le niveau réel des élèves en anglais à la fin de leur scolarité...

On me dit sans âme, sans culture, une fille froide quoi...
Depuis un siècle que des passionnés me font vivre, il existe des poèmes et des romans originaux, des traductions, des sites, des forums, des infos (extraits gratuits du Monde Diplomatique en espéranto sur Internet), des proverbes existent, les jeux de mots sont possibles. L'espéranto, c'est le Linux des langues! Un noyau grammatical immuable sur lequel se greffe le vocabulaire.
Et même si c'était le cas, en quoi un outil de communication sans pareil devrait-il être rejeté par principe, comme le fait le Ministère de l'Education nationale, qui le refuse même en option au bac?
Qui donc a lu "Hamlet" en anglais? "Le désert des Tartares" ou "La divine comédie" en italien, "Don Quichotte" en espagnol? N'apprécie-t-on pas mieux ces textes et l'âme du pays dans une bonne traduction?

Je suis si belle que je mettrais en péril les langues régionales!
Merci du compliment. C'est faux (voir plus haut) mais ça fait quand même plaisir!

Je suis une fille de joie, et donc infréquentable!
Oui, ceux qui me découvrent s'amusent avec moi, même les plus réfractaires aux langues ; et alors ? Pourquoi bouder le plaisir?
Que ceux qui n'ont jamais acheté - à prix d'or - "L'anglais sans peine", "L'allemand sans haine", "L'anglais les doigts dans le nez" (la rime semble indiquer un manuel ambitieux),"Le russe en trois jours" ou "Le japonais sans hara-kiri" lèvent la main!
Quant aux autres, les masochistes, qui ne fréquentent une langue que si elle leur laisse miroiter bien des souffrances, sachez qu'il existe des filles spécialisées pour ça...

Le Ministère n'a plus un radis et ne peut rajouter une langue.
Tiens, ça c'est vrai!
L'option au bac ne coûterait rien. Familiariser les profs de langue non plus. Ultérieurement, peut-être au 22e siècle (!), les heures d'espéranto seraient forcément prises à l'anglais.
Beaucoup d'espérantistes rêvent que l'on pourrait connaître sa langue nationale, sa langue régionale, l'espéranto, et choisir au lycée une langue étrangère (ou deux pour les littéraires) mais cette fois choisie par goût, et non parce que "c'est mieux pour son avenir".

On vous ment : "mais tout le monde parle anglais".
Voir, sur les sites indiqués ci-après, des réponses précises et détaillées à ce sujet.
Vous savez dire cheval, "horse", mais savez-vous dire jument ? Essayez donc de discuter politique en anglais, avec un Européen ou un Asiatique à fort accent, de même niveau que vous-même, soit dit sans vous offenser.

Je suis facile mais je ne me prostitue pas!
Personne ne m'achète : aucun parti politique, aucune secte.
Le récent parti EDE a proposé de favoriser mon usage, comme un lien entre les peuples, dans un but démocratique.

Certains m'accusent d'antiaméricanisme primaire, comme une vulgaire Amazone en guerre contre les Anglo-Américains; je suis plus raffinée que ça!
D'abord, je les aime bien, les Américains: ils ont participé aux deux guerres mondiales à nos côtés, ils ont sauvé le monde des extraterrestres à plusieurs reprises dans StarWars et Stargate, leurs dessins animés sont sympas, on se régale de leurs girondes "alertes à Malibu" et de leur filiforme Ally MacBeal, et chaque génération regarde "La petite maison dans la prairie".
Mais faut-il pour autant arrêter de faire des Airbus parce que ça embête Boeing? Faut-il pour autant parler tous anglais en Europe, alors que nous avons sous la main une langue inventée par un Européen, à partir de racines européennes?

Je suis jeune, belle, facile et avenante, ne me jugez pas sur des ragots : essayez-moi!





Jeudi 20 septembre 2007
par Jean-Guy publié dans : Textes
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Un jour quand mes enfants seront assez vieux pour comprendre la logique qui motive un parent, je vais leur dire, comme ma maman méchante m'a dit :

 Je vous ai aimé assez pour vous demander où vous alliez, avec qui,  et quand vous seriez à la maison.

Je vous ai aimé assez pour être silencieuse et vous laisser découvrir que votre nouveau meilleur ami n'était pas fréquentable...

Je vous ai aimé assez pour me tenir planté là dans le cadre de porte pendant deux heures tandis que vous nettoyiez votre chambre, une affaire de 15 minutes!

Je vous ai aimé assez que je vous ai laissé voir la colère, la déception, et les larmes dans mes yeux. Les enfants doivent apprendre que leurs parents ne sont pas parfaits.

Je vous ai aimé assez que je vous ai laissé assumer la responsabilité de vos actions même lorsque les pénalités étaient si dures qu'elles ont presque brisé mon coeur.

Mais surtout, je vous ai aimé assez pour dire NON quand je savais que vous me détesteriez pour ça.

 Telles étaient les batailles les plus difficiles de toutes.  Je suis heureuse de les avoir gagnées, parce qu'à la fin vous y avez gagné, aussi.

Et un jour quand vos enfants seront assez vieux pour comprendre la logique qui motive des parents, vous leur direz.

 

Votre mère était-elle méchante? La mienne l'était. Nous avons eu la mère la plus méchante du monde entier !

Pendant que d'autres enfants mangeaient des sucreries pour déjeuner, nous avons dû manger des céréales, des oeufs, et des rôties.

Quand d'autres ont eu du Pepsi et des Jos-Louis pour le Dîner, nous avons dû manger des sandwichs.

Et vous pouvez deviner que notre mère nous a fait des Dîners qui étaient différent de celui des autres enfants.

Ma mère a insisté pour savoir où nous étions en tout temps. On aurait pu croire que nous étions enfermés dans une prison. Elle devait savoir qui nos amis étaient, et ce que nous faisions avec eux.

Elle insistait que si nous disions que nous serions partis pour une heure, que nous serions partis pendant seulement une heure ou moins.

Nous avions honte de l'admettre, mais elle a eu les nerfs d'enfreindre la loi sur la protection des enfants concernant le travail en nous faisant travailler. Nous avons dû faire la vaisselle, nos lits, apprendre à faire cuisine, passer l'aspirateur, faire le lavage, vider les poubelles et toutes sortes d'autres travaux cruels. Je pense qu'elle se réveillait la nuit pour imaginer de nouvelles tâches à nous faire faire...

 

Elle a toujours insisté pour que nous disions la vérité, juste la vérité, et rien que la vérité.

Au moment où nous sommes devenus adolescents: elle pouvait lire dans nos esprits et avait des yeux tout le tour de la tête.

Puis, la vie est devenue vraiment dure ! Ma mère ne laissait pas nos amis juste klaxonner quand ils venaient nous chercher, ils devaient venir à la porte pour qu'elle puisse les rencontrer.

Pendant que chacun pouvait fréquenter un ou une petit(e) ami(e) quand ils avaient 12 ou 13 ans, nous devions attendre d'avoir 16 ans.

A cause de notre mère, nous avons manqué beaucoup de choses que d'autres enfants ont expérimentées. Aucun de nous n'a jamais été pris pour vol à l'étalage, vandalisme même arrêté pour tout autre crime.
C'était toute de sa faute.

 
Maintenant que nous avons quitté la maison, nous tous sommes instruits et des adultes honnêtes. Nous faisons de notre mieux pour être des parents méchants comme maman l'était.

 
Je pense que "c'est" ce qui n'est pas correct avec le monde aujourd'hui.

Il n'y a pas assez de mamans méchantes !

 
Merci maman, d'avoir été assez méchante dans ma jeunesse, pour m'apprendre la "vie".

 

Auteur inconnu



Lundi 13 août 2007
par Jean-Guy publié dans : Textes
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L'aiguille pleine

     Cela s'est passé dans un hôpital ukrainien à l'époque communiste.

     Une patiente avait avalé une aiguille à coudre et dut être opérée en raison du risque de perforation. Quelque temps après son réveil, elle voulut voir l'aiguille mais celle-ci avait déjà rejoint les déchets hospitaliers; évidemment, on ne pouvait risquer une piqûre accidentelle en la recherchant, ce qu'on lui expliqua. Peu après, elle a commencé à souffrir de dysphagies et de douleurs atypiques qu'elle attribuait à cette maudite aiguille, malgré les dénégations répétées de ses médecins. Peut-être n'avait-elle pas grande confiance dans le système hospitalier soviétique, miné par le sous-équipement, les pots-de-vin et la désorganisation, malgré les compétences individuelles. Son état empira. Elle ne se nourrissait plus que de bouillies et de lait, maigrissait et se mit à limiter de plus en plus ses mouvements craignant que l'aiguille ne lui transperce le coeur.

     C'est alors qu'un des médecins eut l'idée de fabriquer une machine,  avec force boutons, réglages et voyants lumineux qu'on lui présenta comme un appareil occidental de pointe, récemment acquis par l'hôpital et produisant un puissant champ magnétique capable de déplacer les corps étrangers métalliques inopérables, comme par exemple de petits éclats d'obus mal placés. Et c'est ainsi qu'en salle de radiologie, avec toute la gravité professionnelle dont ils étaient capables, les médecins firent migrer l'aiguille imaginaire censée suivre son petit bonhomme de chemin dans son corps, esquivant habilement vaisseaux, nerfs et organes jusqu'à traverser la peau ; l'infirmière qui tenait  une aiguille identique cachée dans la paume de sa main piqua légèrement la peau de la patiente puis fit tomber l'aiguille dans le haricot avec un joli bruit métallique. On la présenta solennellement  à la patiente dont le visage s'illumina de plaisir et de soulagement.

     Les suites opératoires furent simples et il n'y eut pas de récidive.

     Comme quoi, si les idéologies peuvent différer, la psycho(patho)logie présente bien des similitudes!








 

Vendredi 13 juillet 2007
par Jean-Guy publié dans : Textes
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Un jour, il y a quelque temps,
un homme , qui était très triste,
           marchait dans les bois.
Comme il réfléchissait à sa vie passée,
           ce jour-là,
il savait qu'il avait beaucoup de choses qui
           n'étaient pas justes.


           Il réfléchissait à ceux qui lui avaient
           menti quand il travaillait. Ses pensées se tournèrent
           vers ceux qui avaient volé ses objets et l'avaient triché.
           Il se rappelaient les membres de sa famille qui sont maintenant
           décédés. Il réfléchit à sa maladie que personne ne pouvait
           guérir.Son âme se remplit de colère, de ressentiment et de frustration.
           Debout, ce jour-là, à rechercher tant des réponses qu'il ne trouvait
           pas, sachant qu'il ne pouvait pas compter sur personne,
           il se mit à genoux au pied d'un vieux chêne pour chercher celui
           qu'il a connu et qui serait toujours là.
           Et, les larmes aux yeux, il pria :


           «Seigneur, dans cette vie, vous avez fait des choses
           merveilleuses pour moi.
           Vous m'avez dit de faire beaucoup de choses pour vous, et j'ai
           heureusement obéi. Aujourd'hui, vous m'avez dit de pardonner.
           Je suis triste Seigneur, parce que je ne peux pas et que je ne
           sais pas comment.


           Ce n'est pas juste Seigneur. Je n'ai pas mérité ces malheurs
           que je subis et que je ne devrais pas devoir pardonner.
           Aussi parfaite que soit votre façon d'agir, Seigneur, c'est une
           chose que je ne peux pas faire, parce que je ne sais pas comment
           pardonner. Ma colère est si profonde, Seigneur,
           je crains que je ne puisse pas vous comprendre, mais je prie
           pour que vous m'enseigniez à faire cette chose que je ne peux pas faire :
           M'enseigner à pardonner. »


           Comme il s'agenouillait là, dans l'ombre tranquille de ce vieux
           chêne, il sentit quelque chose t omber sur son épaule. Il ouvrit les yeux.
           Du coin de l'oeil , il vit quelque chose de rouge sur sa chemise. Il ne
           pouvait se retourner pour voir ce qu'il y avait, car là où était le chêne
           se trouvait maintenant au sol un gros morceau de bois carré. Il leva la
           tête et vit deux pieds retenus sur le bois par un gros clou.
           Il souleva la tête d'avantage, et les larmes vinrent à ses yeux
           lorsqu'il vit Jésus accroché sur une croix.


           Il vit des clous dans ses mains, une entaille à son côté, un
           corps déchiré et battu, des épines profondes enfoncées dans sa tête.
           Enfin il vit la souffrance et la douleur sur son précieux
          visage. Pendant que leur regard se rencontrait, l'homme se mit à sangloter et
          Jésus commença à parler.

          « As-tu déjà dit un mensonge» demanda-t-il?
           L'homme répondit : « Oui, Seigneur.»
           « As-tu déjà reçu trop de monnaie et l'as-tu gardée ?

          



L'homme répondit : « Oui , Seigneur. » Et l'homme sanglota de
           plus en plus.
          « As-tu déjà pris quelque chose à ton travail qui n'était pas à
           toi ? » lui
          demanda Jésus.


           Et l'homme lui répondit: «Oui , Seigneur.»
           « As-tu déjà sacré, utilisant en vain le nom de mon père ? »
          L'homme, en pleurant, répondit- « Oui , Seigneur.»

           Comme Jésus demanda plusieurs fois «As-tu déjà. » ? Il ne
           contrôlait ses larmes que pour répondre :
          «Oui ,Seigneur.»

          Alors Jésus tourna sa tête d'un côté et de l'autre, et l'homme
           sentit quelque chose tomber sur son autre épaule. Il regarda et
          vit que c'était le sang de Jésus. Quand il regarda de nouveau
           vers le haut, son regard rencontra celui de Jésus, et il y avait
           un regard d'amour que l'homme n'avait jamais vu ou connu
           auparavant.

           Jésus dit : « Moi non plus, je n'ai pas mérité ceci, mais je te
           pardonne."
           Il peut être difficile de voir
           comment tu vas passer à travers quelque chose, mais quand tu
           réfléchis à ta vie passée, tu te rends compte comme ce fait est vrai.

           Lis lentement la première ligne ci-dessous et laisse cette
           phrase pénétrer en toi.

           Si Dieu vous l'amène - il vous fera passer à travers. Quand
           Jésus est mort sur la croix, il pensait à toi !
 

 

Jeudi 5 juillet 2007
par Jean-Guy publié dans : Textes
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